Le moulin Saint Jacques

Ce moulin à vent se dresse sur le point le plus élevé des environs, bien entendu pour profiter d’une excellente force du vent.
Son origine remonte au milieu du 17ème siècle si on en croit une transaction effectuée en 1652 qui concernait entre autres les matériaux nécessaires à son édification (document original G. Neau). Au 19ème siècle le moulin appartenait à La Bâtardière. Le moulin qui subsiste rive droite, sur les hauteurs de Gervaux -il y en avait deux dans ces parages en 1809- s’appelait “moulin de Jarveau”. C’était le frère jumeau du moulin Saint Jacques, il a été réparé dans un esprit différent. Il existait au voisinage encore un autre moulin appelé “moulin des coteaux”, à peu près là où est maintenant l’allée des trois jumeaux. Il n’en reste rien.
Beaucoup des moulins à vent à tour et toit orientable ont été modifiés durant la seconde moitié du 19ème siècle pour en augmenter la puissance et en faciliter l’exploitation. Quelques mots sur ces transformations, dues à l’ingénieur Berton (http://fr.wikipedia.org/wiki/Moulin_à_vent), qui n’ont pas été effectuées sur ces deux moulins mais qui se voient sur beaucoup de moulins de la région :
– Remplacement de la voilure en toile, qui devait être arrêtée pour les réglages de sa surface, par une voilure en planches de bois, dont la surface pouvait être réglée sans arrêter le moulin, en profitant de sa propre force, grâce à un mécanisme très ingénieux.
– Système d’orientation au vent par un mécanisme interne à crémaillère, au lieu de l’ancien guivre.
– Augmentation possible en conséquence de la hauteur de la tour de 5 m environ, pour augmenter la vitesse du vent utile.
Le moulin Saint Jacques semble avoir été habité jusqu’au début des années 1900, mais des renseignements plus précis font défaut. Quoiqu’il en soit, il s’est trouvé à l’abandon jusqu’aux 3/4 du 20ème siècle, n’intéressant personne, les propriétaires n’ayant ni la motivation ni les moyens de le réhabiliter.
En 1975, Jeanne Bossard décida d’affecter ses économies au sauvetage du moulin. Dégagé des broussailles et du lierre par son fils, le moulin montra son triste état: charpente ruinée, tour fissurée. Mais cela ne la découragea pas, et de vaillantes entreprises locales relevèrent le défi : consolidation des fondations et restauration de la maçonnerie (E. Leroux), reconstitution à l’identique de la charpente tournante (Ets Douillard), couverture en bardeaux de bois (Pichon, prédécesseur de Lebreton).
Aucune aide de qui que ce soit, publique ni privée, n’a été reçue pour cette œuvre.

Article PO 1978

La résurrection du moulin Saint Jacques : un évènement local !

Pour en savoir plus, visitez le moulin en images, et revoyez les travaux :

Visite du moulin Saint Jacques
Les restaurations du moulin